100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés...
Beaucoup
reste à faire pour que chacun dispose de conditions d’habitat dignes de ce nom,
comme le rappelle chaque année la Fondation Abbé Pierre en publiant son rapport sur le mal logement en France. 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant
vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent
dans des meublés (550 000 dans le rapport 2008)... Deux millions de personnes
vivent dans des logements inconfortables ou surpeuplés. Certes, la misère
d’aujourd’hui n’est pas aussi dramatique que celle des années 50. Notre pays
s’est enrichi et les conditions de logement se sont heureusement améliorées.
Mais les associations d’aide aux plus démunis mettent en évidence les
situations dramatiques dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de
personnes.
Le
mal logement ne se réduit pas pour autant aux situations extrêmes. Une fraction
considérable de la population au sein des couches modestes et moyennes (notamment
chez les jeunes) loge dans des conditions qui ne répondent pas à ses
aspirations : dégradations, mauvaise insonorisation, surface trop faible,
quartier dégradé, etc. L’idéal pavillonnaire, le rêve de nombreuses familles,
est loin d’être la norme en France.
Selon
les calculs effectués par la Fondation dans son précédent rapport, le taux
d’effort des ménages, c’est-à-dire leurs dépenses de logement nettes
d’allocations rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 %
dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus
équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux
enfants. La France ne construit toujours pas assez de logements, en particulier
dans le secteur social, et la demande ne fait que s’accroître. 1,2 million de
dossiers sont en attente.
Qu'en est il sur notre commune de Ventabren ? Cela sera un sujet abordé dans notre forum du 17 octobre 2009 à 17 heures au Moulin des Bonfils.
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